Voici le texte que vous a lu Christiane dans le bus

vous racontant l'histoire, comment c'est créé le

ROYAL PALACE à KIRRWILLER

Comment un restaurant de village, qui perpétuait depuis 1948 la tradition des dancings de campagne, a-t-il pu devenir en 30 ans un lieu incontournable pour des milliers de touristes en provenance de l’Europe entière ?

En 1980, Pierre Meyer décide de créer une petite scène de spectacle dans la salle du restaurant familial qu’il vient de reprendre avec son épouse Cathy. Il y présente tout d’abord, une fois par mois, puis très rapidement tous les week-ends, des spectacles clé en main de sept artistes, recrutés à Paris.

En 1989, il investit 1,5 million d’euros dans la construction d’une scène de 200 m² équipée d’un plateau hydraulique. Parallèlement, il commence à commanditer ses propres revues plutôt que d’acheter ses spectacles clé en main… et le succès est au rendez-vous : le Music Hall accueille 600 personnes par jour !

En 1996, l’établissement fait peau neuve : un nouveau complexe de 800 m², rebaptisé le Royal Palace, sort de terre. L’amphithéâtre de 987 places permet de mettre en scène des productions plus ambitieuses : la scène est deux fois plus grande qu’auparavant, avec une ouverture de 25 mètres sur 20 mètres de haut !

2 restaurants : “Le Majestic”, qui peut accueillir jusqu’à  800 convives, et “Le Versailles”, lieu plus intime de 150 couverts, qui proposent des déjeuners et dîners dansants animés par un orchestre. Cette formule séparant restaurants et théâtre, permet aux clients d’apprécier le spectacle, face à  la scène, dans d’excellentes conditions de confort et de vision. Aujourd’hui, le Royal Palace emploie environ 100 personnes, dont 34 artistes, et accueille près de 200 000 clients pas an !

Actuellement, la troupe compte 34 artistes, logés et nourris sur place et payés aux prix parisiens. Français, Russes, Biélorusses, Italiens, Ukrainiens, Australiens ou Bulgares, ses danseurs et ses danseuses ont été recrutés par Pierre, qui n'hésite pas à voyager dans le monde entier à la recherche de nouveaux talents et d'attractions inédites. «Chaque année, le spectacle change intégralement, assure Pierre Meyer. La chorégraphie, les décors et les costumes, les attractions, les numéros de voltige et de magie, tout est repensé. Ici, nous voulons offrir ce qui se fait de mieux, depuis les artistes jusqu'aux effets de lumière. C'est à ce prix que nous arrivons à exister sur la scène internationale du music-hall et que les gens viennent ici, à Kirrwiller, pour voir le Royal Palace.»

Un pari fou lancé il y a plus de trente ans. Trois décennies de rebondissements, d'audace et de folie pour transformer un petit dancing de village en un cabaret capable de présenter un spectacle de music-hall digne des plus grandes salles européennes. « C'est ma mère, Lucie Adam, qui la première a eu l'idée d'agrandir l'auberge familiale en y ajoutant une piste de danse, raconte Pierre Meyer.

De 1948 à 1975, l'affaire a plutôt bien tourné. Mais la concurrence des discothèques a fini par avoir raison du dancing. En 1980, je prends la direction des lieux et décide de tenter le tout pour le tout et de réaliser mon rêve: faire du music-hall ! »

A l'époque, beaucoup pensent que Pierre Meyer a perdu la tête. Un cabaret, ici, en pleine campagne alsacienne, au milieu des basses-cours, des vergers et des houblonnières du pays de Hanau,  Impossible ! Pourtant, cet ancien cuisinier, fils de l'instituteur du village, commence à organiser des soirées à thème inspirées par celles des cabarets parisiens. Défilent ainsi à Kirrwiller des danseuses tahitiennes ou brésiliennes et même une strip-teaseuse qui vient échauffer les clients du dancing. L'endroit devient le Music-Hall Adam-Meyer. Pierre veut y croire. En 1989, il investit dans une scène de 200 mètres carrés et sélectionne de mieux en mieux ses spectacles.

La presse et la télévision s'en mêlent et le cabaret connaît un succès grandissant hors des frontières régionales.

Avec son chiffre d'affaires de 10 millions d'euros par an, Pierre Meyer continue d'investir. Il vient ainsi d'acheter un écran géant, le plus grand d'Europe, composé de 1,6 million d'ampoules LED, pour 600.000 euros. Perpétuellement à l'affût de nouveaux talents, l'Alsacien ne rate aucun festival de cirque, de Budapest à Monte-Carlo, et visite les écoles de formation d'Ukraine ou de Russie. L'ancien patron de dancing reçoit aujourd'hui plus de un millier de propositions d'artistes chaque année.

 

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